"Les seules nécessités de la vie lui rendent le commerce des autres nécessaire." Dumarsais

Ne pas s'enfermer dans des clivages mais peut-être qu'avoir une petite chose à soi, rien qu'à soi... c'est, en somme, être quelqu'un par ce quelque chose. On regarde cette petite chose qui est à nous et alors on revoit, on revit le moment où nous l'avons eu, où nous l'avons aimée, où nous l'avons détestée... et ainsi ce méli-mélo de souvenir attachés à cette chose nous font être quelqu'un.

Nous ne pouvons pas être quelqu'un sans quelque chose à quoi se raccrocher. Nous ne pouvons pas être quelqu'un sans quelque chose avec laquelle nous comparer. Nous ne pouvons pas être quelqu'un sans quelque chose pour nous rassurer... pour aimer... pour nous aimer... pour détester... pour nous détester.

Nous somme en fait chacun un centre d'un ensemble d'êtres qui cherchent à être quelqu'un grâce à des milliers de choses...

...qui tournent... qui tournent... qui tournent... autour et avec nous....






"Les seules nécessités de la vie lui rendent le commerce des autres nécessaire."      Dumarsais

# Posté le vendredi 28 août 2009 10:40

Modifié le vendredi 28 août 2009 10:50

"Nous vivions déjà dans une île déserte avant cette aventure... Une passion isole. Isole de tout, des autres, de la vie, isole du reste du monde tout autant que la mer" Erik Orsenna, Dernières nouvelles des oiseaux

"Et pourtant c'est bien moi, le diplomé de Turin, en ce moment plus que jamais il m'est impossible de douter que je suis bien la même personne, car le réservoir de souvenirs de chimie organique, même après une longue période d'inertie, répond à la demande avec une étonnante docilité; et puis cette ivresse lucide, cette chaleur qui court dans mes veines, comme je la reconnais! C'est la fièvre des examens, ma fièvre, celle de mes examens, cette mobilisation spontanée de toutes les facultés logiques et de toutes les notions qui faisaient tant envie à mes camarades."

Primo Lévi, Si c'est un homme



...redevenir un homme dans cette confusion de terreur et d'absurdité, rester un homme grâce à ce que l'on a appris. Exister grâce à la culture, à la connaissance qui fluctuent en nous.
Ils le comprennent...
"Nous vivions déjà dans une île déserte avant cette aventure... Une passion isole. Isole de tout, des autres, de la vie, isole du reste du monde tout autant que la mer"                        Erik Orsenna, Dernières nouvelles des oiseaux

# Posté le lundi 17 août 2009 11:09

Blancheur d'un oeil ouvert en pleine nuit, vert de la lumière d'un réveil, noir d'une campagne muette... couleurs fusantes d'une imagination qui s'inquiète.




A 00h04, A.J.L se dit que demain elle essaiera.
060287200230 se dit que demain elle essaiera d'écrire quelques mots.
IDFRA........................................870245 se dit que demain elle essaiera d'écrire quelques mots qui trottent dans sa tête depuis un moment, des mots à des cadences différentes qui s'emballent bien souvent.

Une photo d'identité sans sourire se dit tout ça mais demain encore, elle aura peur et ne commencera pas cette histoire, ne donnera pas des mots comme béquilles à des personnages encore infirmes...






"Si je pouvais, je pourrais me remettre à écrire... Si j'en avais le courage bien sûr... Car il en faut du courage pour rester enfermée de longues heures à triturer les mots, à leur dessiner des petites pattes velues ou des ailes afin qu'ils marchent ou s'envolent."

Katherine Pancol, Les yeux jaunes des crocodiles

# Posté le lundi 17 août 2009 10:57

Approchez-vous, glissez-vous à l'intérieur...

"Que reste-t-il de l'humanité derrière tous les stéréotypes des apparences?"










Elle s'interroge...
Approchez-vous, glissez-vous à l'intérieur...

# Posté le samedi 27 juin 2009 13:21

"Tu sais, on s'est tellement affirmé en disant non. Infirmé dans la négation que c'est notre monde qu'est devenu prison"

"Tu sais, on s'est tellement affirmé en disant non. Infirmé dans la négation que c'est notre monde qu'est devenu prison"
Cette jeune fille recourbée sur elle-même, les jambes nues, un large T-shirt la couvrant seulement jusqu'au milieu des cuisses attend. Le soleil franchissant la frontière du verre de la fenêtre frappe délicatement son oeil. Cette chaleur chauffe doucement ses cheveux humides.

-A quoi tu penses?
-A tout, j'attends.
Cesse d'attendre ainsi tout le temps. Lève toi et ose quelque chose.
-Non j'attends patiemment que les mots viennent et s'entremêlent.
-Oublie cela. Pense réellement à toi.
-Je pense à moi quand je pense aux autres à travers mes mots. J'attends que le soleil me donne des nouvelles des gens d'ailleurs et qu'il, qu'ils me permettent d'écrire.
-Peut-être. Mais après? Après il faudra encore te consoler, il faudra encore te dire que tu es douée alors que...
-Continue, alors que...
-Alors que tu n'y parviens pas. Que tu restes bloquée des heures face à des mots - d'accord tu en écris - mais des mots qui sont ensemble dénués de sens.
- ( silence, long silence, regards fuyants...) En fait, je te remarcie pour cette unique touche de franchise. J'aurais sans doute aimé l'entendre plus tôt mais... non... en fait, il n'y a pas de mais, jamais, plus jamais je ne te, me, chercherai une excuse. Je me trouve véritablement franche lorsque je tente d'évoquer - certes peut-être avec des mots agencés sans raison, sans affinité - mais avec des mots qui offrent un abri aux adeptes de Don Quichotte, qui offrent de l'amour à des fillettes déchirées par la haine de leurs parents, qui offrent une écoute à un détenu d'un camp soi-disant seulement, de détention... Va-t-en, je ne te retiens pas. Je comprends juste que parfois ceux qui essayent restent incompris de ceux qui fuient.

# Posté le samedi 23 mai 2009 12:54